Basket Case

Forte de mes bracelets d’agate et de quartz rose, avec autour du cou une tourmaline noire, me voilà prête à embrasser Paris et abandonner la parano acariâtre au bercail. C’est le temps des vacances et de l’aventure… Françoise Hardy chante en boucle dans ma tête.

Malheureusement, côté physique, mon embonpoint proéminent n’est guère propice au speed walking qui est de mise le long des promenades parisiennes [à moins de vouloir se faire secouer comme un prunier]. Après avoir tiré les cartes, le tarot est formel. Il m’indique que pour moi, comme pour Hermès, la solution se trouve être une paire de chaussures me permettant de vaquer à mes occupations et découvrir Paris sans trop souffrir de ma pesanteur.

Je me vois déjà : Dominique aux pieds ailés escaladant la butte de Montmartre, me faufilant dans le métro. Ô hisse, au top du 6e où je loge ! [immeuble dépourvu d’ascenseur]. Et qui sait ? Je pourrai même être une Olympienne…

Adieu veau, vache, cochon, couvée !

Les dieux sont contre moi !

Une seule paire, à la mesure de mes petits petons, rayonne d’un orange incandescent, couleur bouée de sauvetage, dans la vitrine du magasin [mais je préfère dire couleur clémentine, depuis que j’ai lu Mon mari de Maud Ventura].

À ce stade des événements, je me console et me convaincs que je serai au moins repérable à distance dans cette ville inconnue.

C’était compter sans mes deux petits petons qui, depuis des années, ne circulent qu’en sandales « Jésus-Christ ». Alors, étrenner une paire de baskets pour eux est un supplice égal à celui subi par les Chinoises aux pieds bandés du temps jadis.

Je m’entête pendant deux jours à jouer à la sœur de Cendrillon face à la pantoufle de verre. [Avec le recul, je suis sidérée ! Sacrebleu, mais d’où me vient cette obstination ? Ce n’est pas comme s’il y aurait un prince charmant au bout des baskets !]

Quelques ampoules et deux ongles incarnés m’apprirent qu’il y avait erreur sur ma personne, et que je chausse à mon grand étonnement non point du huit, mais du neuf.

Merci de faire passer autour de vous l’annonce suivante :

À vendre :             Tennis Puma (portés moins de 48 h)

Pointure 8

Prix 60 USD.

13 mars 2016 / retouché le 16 juillet 2024

Propositions :

Un petit tour sur YouTube pour écouter Le temps de l’amour de Françoise Hardy.

Ci-dessous les paroles :

C’est le temps de l’amour

Le temps des copains et de l’aventure

Quand le temps va et vient

On ne pense à rien malgré ses blessures

Car le temps de l’amour

C’est long et c’est court

Ça dure toujours, on s’en souvient

On se dit qu’à vingt ans on est les rois du monde

Et qu’éternellement il y aura dans nos yeux

Tout le ciel bleu

C’est le temps de l’amour

Le temps des copains et de l’aventure

Quand le temps va et vient

On ne pense à rien malgré ses blessures

Car le temps de l’amour

Ça vous met au cœur

Beaucoup de chaleur et de bonheur

Un beau jour c’est l’amour et le cœur bat plus vite

Car la vie suit son cours

Et l’on est tout heureux d’être amoureux

C’est le temps de l’amour

Le temps des copains et de l’aventure

Quand le temps va et vient

On ne pense à rien malgré ses blessures

Car le temps de l’amour

C’est long et c’est court

Ça dure toujours, on s’en souvient

On s’en souvient

On s’en souvient

On s’en souvient

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Je suis Dominique G.

La lecture est ma passion, l’écriture mon évasion ou… vis-vers-ça ? Qu’importe ! Je vous invite à me suivre, dans ce petit coin de la toile, et d’adhérer à mon blog “littéraire” : Domino’s scribbles ou les anecdotes de Dominique suivi de Koze mande chita. Ici, je me propose de partager avec vous, en vrac, mes lectures et quelques anecdotes de mon quotidien. Enfin, mes coups de cœur ou de gueule en français, anglais ou créole… voire dans les trois langues à la fois . 

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